Photographe maître et chien bordeaux

  • photographe la brede

    Politique environnementale,

    RSE d'un photographe

Etre photographe et prendre conscience de son empreinte environnementale

Le covid-19 aura eu des effets intéressants sur mon activité. J’aurais enfin pris le temps de rédiger cet article et de poser les choses à plat.

Hormis le fait que pendant le confinement mon entreprise est en sommeil, je me devais de capitaliser sur ce temps qui nous est offert pour avancer et réfléchir à l’avenir. Cette épidémie m’a fait prendre conscience que mes proches et moi-même sommes peu de choses et que tout ce que nous faisons au quotidien a évidemment un impact sur les autres.

Exemple le plus criant : les Français découvrent en 2020 qu’il faut se laver les mains plusieurs fois par jours pour éviter que le covid-19 ne se propage auprès des gens…

De quoi parlons nous ? de règles très basiques apprises par nos parents puis rabâchées à l’école il y a quelques années. Mais cette règle permettrait à qui pense aux autres de les épargner d’une maladie. En gros un geste hyper anodin et basique protègerait les autres du coronavirus… punaise c’est complètement dingue quand on y pense.

Ces gestes simples j’ai essayé de les ramener à mon métier et à les lister. Et si j’étais un meilleur chef d’entreprise en limitant tous les impacts négatifs auprès des gens et auprès de la planète ?

Arrêtons de rêver, zéro pollution me semble utopique. Cependant, tous les petits gestes que je vais mettre en place vont me permettre à terme d’économiser les ressources de la planète.

Toutes les grandes entreprises font du green washing, ils s’achètent une conscience écologique en mettant en place des politiques RSE. Le marketing est bien tourné, leur site internet est joli avec des couleurs vertes et des jolies images de banques d’images. C’est bien si tout est réellement tenu. Pour avoir été salarié avant d’être à mon compte et dans des grandes entreprises, la RSE est très difficile à tenir car trop de personnes composent l’entreprise et leur implication dans le processus est à géométrie variable.

Pour ma part, je suis totalement seul, par conséquent si je décidé de faire attention, je serai le seul a être en capacité à bien maitriser les choses et faire en sorte que du début à la fin tout soit bien appliqué comme je l’ai décidé.

Analyser sa consommation professionnelle : la réalité fait souvent peur

Pour commencer mon analyse, je suis parti sur ce qui me semble consommer le plus d’énergie et de matériaux dans mon quotidien de photographe.

Voici ce que j’utilise au quotidien pendant plus de 12 heures par jours

  • Ordinateur très puissant => 750 KW / an
  • 2 écrans 27 pouces => 300 KW / an
  • 1 smartphone que je recharge 2 fois par jours ( oui c’est comme ça ) => 4 KW / an
  • 1 box internet qui tourne à plein régime => 200 KW / an

La consommation électrique annuelle est donc estimée à 1254 KWH / an

Je vais être honnête avec vous, il va m’être difficile de faire moins. MAIS j’ai décidé d’investir dans des prises programmables et du coup les appareils ne fonctionnent pas en veille pendant la nuit. Certes ce n’est pas avec ça que je vais arriver à ne rien consommer mais malheureusement, je ne peux pas moins utiliser mon ordinateur et mon matériel en général.

Le point positif : je vais arrêter de consommer lorsque le matériel n’est pas en fonctionnement. J’ai été choqué de voir ce que les différents appareils peuvent consommer lorsqu’ils sont en veille.

Selon les calculateurs trouvés sur les différents sites de fournisseurs d’électricité, je vais réussir à économiser environ 100 KW / an à faire cela.

Gain potentiel : 100KWH / an c’est toujours moins de nucléaire consommé !

Concernant la charge de mes batteries d’appareil photo il est assez difficile d’avoir une estimation précise, mais vu qu’une batterie équivaut à un demi smartphone, dans la mesure où j’en charge 10 à chaque mariage. On peut considérer que je consomme l’équivalent de 5 recharges de smartphones par prestations. Je ne fais pas des prestations tous les jours, donc je vais partir sur la consommation annuelle d’un smartphone soit 4kw !

Je n’ai pas d’imprimante et je n’imprime pas de papier, je suis passé à une gestion électronique des documents.

Si je mets tout bout à bout : (1254 + 4 ) – 100 = 1158 KWh / an

Il me reste ensuite tout ce qui concerne mes déplacements. Soyons clairs, je déteste les véhicules diesel et quand je me suis lancé à mon compte je n’avais pas la trésorerie pour m’acheter une hybride. Je roule environ 15000 KM par an.

J’ai donc acheté une Yaris Essence d’occasion, qui fonctionne au sans plomb 95 E10.

Comme je fais 75% de trajets urbains et semi urbains, j’émets du CO2 mais je n’émets pas de particules fines ou de NOX qui sont les éléments les plus nocifs pour l’être humain.

J’ai une conduite souple et assez écologique, j’ai formé pendant de nombreuses années les gens à l’éco-conduite donc j’ai des bases très solides sur le sujet.

Pourquoi une Toyota Yaris ? parce que c’est le seul véhicule de cette catégorie qui soit fabriqué en France et avec la certification « Made in France ». Elle est en plus hyper fiable et peu consommatrice de pièces de rechanges. C’est donc un choix particulièrement raisonné et efficient.

Dans 2 ans, j’ai prévu d’investir dans un nouveau véhicule, je choisirai donc à nouveau une Toyota Yaris Hybride dernière génération pour encore économiser des ressources fossiles et baisser de manière importante ma consommation de carburant.

Comment aller plus loin pour agir concrètement pour la planète ?

J’ai une consommation un peu excessive de café, c’est ma drogue à moi, et je consommais comme beaucoup de gens des Nespresso. Je me suis posé, j’ai réfléchi longuement et je me suis rendu compte que le recyclage de ces capsules était un réel problème. De plus cela nous fait ingurgiter de l’aluminium et consommer du café de qualité incertaine.

Mon premier réflexe a été de vendre ma cafetière sur le bon coin. Je me suis fait offrir un percolateur à grains. Du coup je suis allé en bas de chez moi dans mon épicerie bio et j’ai acheté des cafés BIO, ethiques et torréfiés en Gironde par des artisans.

Je considère que ce que je fais à mon petit niveau est déjà en soi un bon début. C’est aussi également une vraie démarche vertueuse qui va me permettre d’économiser les ressources de la planète.

Maintenant, il m’est difficile d’aller plus loin car je dois pouvoir travailler dans de bonnes conditions pour pouvoir délivrer mon travail de façon qualitative et dans les temps impartis. Du coup, je ne peux faire qu’améliorer mon temps d’utilisation des ressources pour en limiter leur consommation.

The Surf Rider Fondation : une association dans laquelle je me retrouve.

Vivant sur La Brède, commune proche de Bordeaux, je suis à quelques encablures du Bassin d’Arcachon et des superbes côtes de l’Atlantique. J’aime ces endroits et j’aimerais faire en sorte qu’ils soient préservés le plus possible pour que mes filles puissent continuer à se régaler de cette splendeur de la nature.

N’ayant pas le temps de faire du bénévolat ou de m’occuper d’actions de préservations, j’ai décidé de faire des dons tous les mois à l’association the Surf Rider Fondation. Cette somme va leur permettre de mettre en place des opérations de nettoyage des côtes et de prendre soin des océans. Cette association est basée du côté de Biarritz et c’est un acte citoyen que de les aider à défendre nos océans et nos si jolies côtes océanes.

Pour résumer, j’ai entrepris d’être un entrepreneur plus respectueux de l’environnement, de ce que je consomme, de faire en sorte que les ressources mises à ma disposition soient les mieux utilisées possible. Je suis également heureux de participer au combat mené par The Surf Rider Fondation c’est une vraie satisfaction personnelle de pouvoir les aider modestement à mon petit niveau.

Et vous que faites-vous pour optimiser la gestion des ressources de la planète dans votre quotidien ?